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CCCOD - Signalétique – Projet non retenu

Enseigne sur l'ancien bâtiment des Beaux-arts © Général Design et The Shelf Company, 2015

Enseigne © Général Design et The Shelf Company, 2015

Enseigne et pierre © Général Design et The Shelf Company, 2015

Lettrages pour l'enseigne © Général Design et The Shelf Company, 2015

Pictorammes © Général Design et The Shelf Company, 2015

© Général Design et The Shelf Company, 2015

Signalétique directionnelle © Général Design et The Shelf Company, 2015

Signalétique © Général Design et The Shelf Company, 2015

Signalétique directionnelle et de position © Général Design et The Shelf Company, 2015

 Signalétique

 

Une enseigne : une histoire d’« ex»

L’enseigne soulève un certain nombre de questions.

On constate tout d’abord qu’il n’y a pas d’impérieuse nécessité à désigner le bâtiment. Celui-ci se trouvant en cœur d’îlot, il n’y a plus de doute possible sur ce qu’il est quand on y arrive. Il est seul, au centre du jardin François I er et son apparence fait peu de doute quant à sa destination.

D’autre part, le bâtiment, dans sa radicalité, existe très fortement et fait signe, tendant à rendre inopportunes ou encombrantes les interventions trop ostentatoires.

Nous avons alors l’intuition que notre réponse doit venir de l’analyse et de la compréhension du bâtiment.

Le nouveau s’articule et dialogue avec l’ancien. Que voit-on sur l’ancien, au-dessus de ses larges ouvertures ? « École Régionale des B au  Arts » en lettres de laiton d’inspiration lapidaire. Il manque le « e » et le « x » : « ex », comme « Ex-École régionale des Beaux-Arts » ! Coup du destin, le saut est fait. D’une fonction à une autre, d’une époque à une autre.

Nous compléterons donc à l’« encre » noire et brillante de notre Turone Libre le « e » et le « x » manquant de l’ancienne façade et nous le prolongerons sur le nouveau bâtiment avec « centredecréationcontemporaineolivierdebré », phrase-mot de lettres dansantes qui surligne la base lumineuse de l’édifice.

 

Une pierre : origine et point de convergence

En termes de signalisation, il nous a paru intéressant de créer un point d’attraction à l’entrée du bâtiment, sur le parvis de la façade est. La marquer d’une pierre (blanche) posée en son centre. Cette pierre brute est issue des carrières de pierre Tercé (fig. 15) dont sont constituées les façades. Elle offre un plan taillé et lissé qui montre la matière première mise en œuvre, mais crée également une surface – page blanche ou toile vierge, métaphore de l’acte de création (fig. 16).

 

Signalétique interne : à même les murs

Le travail de signalétique dans un bâtiment consiste avant tout dans la mise en place d’un schéma d’implantation qui se met au service des visiteurs et du personnel.

Le visiteur doit pouvoir s’orienter facilement et les déplacement s’opérer avec le maximum de fluidité. Ce doit être également le cas dans les étages réservés au personnel qui ne connaît pas toujours bien le bâtiment. C’est ainsi que le niveau de sous-sol a bénéficié de la même attention que les espaces réservés au public.

Notre famille de caractères étant basée sur des principes liés à l’écriture, les murs seront notre page. Les éléments de signalétique directionnelle et de position seront donc sérigraphiés en noir à même les murs ou en adhésifs dans les parties liées au fonctionnement interne. Ils seront à échelle humaine, en harmonie avec les espaces de circulation.

Le dessin des pictogrammes est dans la continuité de celui des caractères : même graisse, même rapport de pleins et déliés, même hauteur que les capitales… Ce sont des symboles qui complètent l’alphabet.