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Festival de l'histoire de l'art - 1re édition

Logotype © MAJi, 2011

Visuel, 1re proposition © MAJi, 2011

Affiche © MAJi, 2011

Bâche © MAJi, 2011

Bâches in situ © MAJi, 2011

Programme, couverture © MAJi, 2011

Programme © MAJi, 2011

Programme, intérieur © MAJi, 2011

Programme, intérieur © MAJi, 2011

Programme, intérieur © MAJi, 2011

Programme, intérieur © MAJi, 2011

Programme, intérieur © MAJi, 2011

Programme © MAJi, 2011

Une identité pour le premier Festival de l’histoire de l’Art

L’ambition de ce premier festival de l’histoire de l’art est grande et vaste le sujet… Notre objectif avec cette affiche est de proposer un visuel ouvert, qui n’enferme pas le Festival dans un genre ou une époque. Pour toucher le grand public elle doit interpeller, mais aussi donner des «clés» pour comprendre ce qu’est cet événement.

L’histoire de l’art c’est « voir / apprendre à voir » les œuvres du passé, mais aussi celles d’aujourd’hui. Cette notion est également un des principaux axe de notre proposition. Nous reconstituons une scène ordinaire, universelle : deux personnages dans un musée regardent un tableau, or ce tableau est l’affiche du festival. Affiche dans l’affiche dans le tableau. Cette mise en abîme est soulignée par le jeu des cadres. Bien qu’hyperréaliste le visuel apparaît comme « truqué » et interroge la notion de représentation.

Le texte est composé avec un caractère de type classique, le Galliard, marqué par son dessin très calligraphique. Mais l’affiche est déformée par des bulles qui se forment sur sa surface, effet qui appartient à un vocabulaire formel beaucoup plus contemporain. Est-ce un vent de Folie qui souffle sur ces mots ? ou l’analyse attentive d’un professionnel qui passe à la loupe la proposition ? L’utilisation du rouge et du noir courante dans les livres anciens mais aussi plus récemment dans les oeuvres graphiques du Bauhaus renforce la présence du texte et souligne aussi le fait que l’histoire de l’art c’est penser et écrire à propos d’« images ».

Nous avons souhaité cette image comme un clin d’oeil à des thèmes récurrents en histoire de l’art : la représentation, le cadre, le tableau comme fenêtre, la surface…

Comme ce festival ne ressemble à nul autre, notre volonté à été de créer pour lui un visuel différent des esthétiques habituelles des affiches de festivals.

L’effet cocasse qui se dégageait de notre première proposition (avec les deux hommes), visait à désacraliser la discipline perçue parfois comme élitiste par le grand public. Le ministère a souhaité avoir un homme et une femme. Mais une femme dans l’art, ce n’est pas rien… Un homme et une femme, c’est d’autres notions et d’autres relations qui se jouent. La femme de dos regarde le tableau. Elle est absolument centrée dans l’image, son immobilité n’est pas sans rappeler celles des icônes. Cependant son imposante chevelure rousse nous trouble. L’homme est au premier plan, décentré il regarde. Elle, le tableau ou elle regardant le tableau, nul ne sait… Peut-être aussi la regarde-t-il comme un peintre son modèle.